.# H t t p : / / O n e - S h o t - Kp . S k y r o c k . C o m .

.# H t t p : / / O n e - S h o t - Kp . S k y r o c k . C o m .
______________________Comme son nom l'indique, ce blog comportera des
______________________One Shot _sur les différents_ membres du_ groupe
______________________Killerpilze.__Rien._d'autre_.à._dire._de._particulier.
One Shot: histoire à un seul chapitre

______Sommaire:
__ OneShot 1- Jo & la jeune fille qui s'évanouit pendant le concert. #
__ OneShot 2- Mäx & Chalène #
__ OneShot 3- Fabi & Selene #
__ OneShot 4- Jo & Andréa #
__ OneShot 5- Mäx & Fabi /!\ Yaoi #
__ OneShot 6- Fabi & Sarah #
__ OneShot 7- Mäx & Rosie #
__ OneShot 8- Jo & Lou #
__ OneShot 9- Mäx & Jo /!\ Yaoi #
__ OneShot 10- Fabi & Schlagi #
__ OneShot 11- Jo & la jeune fille idiote #
__ OneShot 12- Fabi & Lilly # ma préférée =)
__ OneShot 13- Mäx & Cécile #
__ OneShot 14- Jo & Mia #
__ OneShot 15- Fabi & Joe #
__ OneShot 16- Mäx & Nanami #


Recueil arrêté.
Merci pour tout, j'espère qu'ils vous ont plus
dites moi vos préférés =)
amoureusement votre ...

Meyer

Nouvelle fiction: Je Te Respire

# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:03

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 15:07

- I -

- I -
__ J`étais immobile devant lui, mon c½ur battait deux fois plus vite que la normale, je me sentais rougir.
"Euh...désolé...petite. T'es très mignonne, mais ça m'intéresse pas."
Et c'est tout, il s'en va, sans aucun autre mot ou regard. "Ça m'intéresse pas?" Je répète tout bas cette phrase, merci je vends pas de la coke; je déclare mon amour. Je me retourne afin d'appuyer mon dos contre le mur du couloir, du lycée où je traine depuis seulement un mois. Quinze ans et demi, un mètre soixante deux pour cinquante kilogrammes, fan de rock et de photographie, adore les sixties, et c½ur brisé. Pour faire court, c'est moi.
__ Je me laisse tomber contre le mur glacial, j'enlace mes bras autour de mes genoux, et pose ma tête sur eux. Je sens quelqu'un me rejoindre, je ne bouge pas, admirant le sol que d'habitude, j'ignore complètement. C'est dans les moments de déprime ou de gène que l'on trouve les choses d'habitude ennuyantes, soudainement intéressantes, et même parfois, fascinantes. La personne à côté de moi met devant mon nez une souris en peluche, elle la fait bouger comme une marionnette, en fredonnant d'une voix aigüe la chanson des petites souris dans Cendrillon. Je souris, et fini par rire doucement. Je tourne la tête, la cognant doucement contre le mur , et regardant la personne qui m'a interrompu dans ma minute de déprime. Mon ami se lève et me tend sa main. Je la saisit et me lève péniblement. Il est quinze heure trois, le prochain cours allait bientôt commencer. De toute l'heure, je ne me suis concentrée que les dix premières minutes. Vie de classe, parlant de la première, moi je n'ai pas d'idée, pas d'ambition.
__ Seize heure, pour une fois nous terminons tôt. On est vendredi, ce soir je vais à Paris, voir l'un de mes groupes préférés: Killerpilze. Rock allemand, je ne parle pas allemand, j'ai d'ailleurs du mal à l'entendre. Mais j'aime leur musique. Je pose juste mes affaires de cours, m'arrange un peu et je repars chercher mon amie. On prend le train et direction le Bataclan. Arrivées devant la salle, on fait la queue, il n'y a pas trop de monde, on a de la chance.
Vingt heure, les portes s'ouvrent et on entre enfin. Nous sommes dans la fosse, tout près d'Eux. Le concert commence et j'ai des paillètes dans les yeux, ils sont magnifiques. Je prends des photos en profitant au maximum du concert. Les premières notes de la dernière chanson retentissent: Un premier matin, je connais la chanson par c½ur, c'est pas difficile vu qu'elle est en français. Johannes chante avec Mäximilian et le public. Je photographie Fabian qui pour une fois ne bouge pas trop la tête, je peux donc avoir une photo pas très floue.
La chanson se termine, et Jo commence à parler, je ne comprends pas.
"Qu'est ce qu'il dit?" Je demande à Anaïs qui fait de l'allemand en première langue.
"Il va invité quelqu'un sur la scène pour chanter!" Me répond-elle en souriant.
Je souris à mon tour, les filles autour de moi crient, supplient qu'il les choisissent, je souris intérieurement, c'est presque pathétique. Jo semble chercher, il s'arrête devant nous. Je ne fais pas attention à lui, primo parce que je cherche des piles dans mon sac, secundo, parce que je ne veux pas aller sur scène, donc soyons invisible.
Anaïs me donne un coup dans le bras, fort en plus.
"Aïeuh!" Je râle en relevant les yeux.
Elle ne me regarde pas, elle a les yeux levés devant, je tourne la tête, et mon c½ur manque un battement. Jo est devant moi, sur scène, accroupi la main tendue vers moi. Je reste sans bouger, le regardant dans les yeux. Il a les yeux couleur chocolat, il est vraiment beau. Beaucoup plus beau et impressionnant que sur un papier glacé.
"Viens, je vais pas te manger." Me dit-il, toujours avec sa main tendue vers moi.
Je crois que c'est son accent tout à fait adorable qui m'a fait penser à cette chose presque perverse: "Oh si manges moi!"
Passons. Il me sourit, et j'entends autour de moi des réflections d'impatience, et même injurieuses. Je me réveille, et prends avec hésitation tout de même la main de Jo. Il serre brusquement et avec force sa main autour de la mienne pour me faire monter sur la scène. Je passe près de Mäx et lui sourit timidement, pareil envers Fabi. Le chanteur aux yeux de miel me prend par la taille et m'emmène avec lui derrière le micro. Il me sert contre lui, j'ai chaud et je suis intimidée. Des centaines de prunelles me fixent, et je ne crois pas être capable de chanter, ni même d'ouvrir la bouche. Mäx commence à jouer et je sens le regard de Jo sur moi, je lève les yeux, c'est la panique totale. Il chante un peu, puis il met le micro devant mes lèvres. J'ouvre la bouche, mais aucun son ne sort, je regarde devant moi, le public me rends mal à l'aise, Jo reprend et me regarde toujours, je crois déceler de l'encouragement dans ses yeux, mais je ne peux dire un mot. Je suis pétrifiée, je meurs de chaud. J'ai tout d'un coup une sensation de fatigue, je m'écroule. Je sens des bras me rattraper, j'entends la voix d'Anaïs m'appeler parmi le brouha de la foule. Je crois que je perds conscience.

__ C`est la lumière qui traverse mes paupières qui me tire de mon sommeil inhabituel. Je tourne la tête et regarde les lieux qui m'entourent. Je sens contre ma jambe quelque chose. Je me redresse et vois une chevelure blonde contre mes membres. Mon amie c'est endormie à mon chevet. Je souris, et retire brusquement ma jambe qui lui sert de coussin de sous sa tête pour la réveiller. La réaction est immédiate, elle se lève d'une bond, une lueur d'incompréhension sur son visage fin. Je rigole.
"Enfin réveillée!" S'exclame-t-elle.
" On est où? je demande en m'assaillant.
- Dans les coulisses.
- Haute gammes les coulisses." Dis-je en regardant plus attentivement la pièce.
"On dirait une loge."
Elle s'assoit à côté de moi, et me raconte se qu'il s'est passé:
"Donc, tu ne bougeais plus, complètement immobile, et tout d'une coup, tu es tombée dans ses bras, sur le coup je me suis demandé si tu jouais la comédie, et Jo aussi je crois - sympa pour moi - Mais comme tu ne te réveillais pas, on a commencé à paniquer, surtout Jo, il te tenant dans ses bras, il ne savait pas quoi faire, Fabi et Mäx ont abandonné leurs instruments, Benni aussi, et sont venus le rejoindre. J'ai escaladé la scène pour pouvoir venir près de toi, et un mec de la sécurité est venu et nous a dit qu'il fallait t'emmener à l'arrière de la salle. Mais Jo a refusé, il t'a porté et déposé ici, je l'ai suivis, et je me suis endormie."
Je réfléchis une seconde avant de réagir et comprendre, je regarde avec des yeux ronds ma copine.
"Oui, ça m'a aussi étonnée de la part de Jo ...
- Je me suis tapée la honte!" Je la coupe.
Elle lève un sourcil, ce qui fait apparaitre un sourire sur mes lèvres.
"Johannes Halbig t'as porté tel un prince porte sa princesse, et tu me dis ça?
- Nan mais tu te rends comptes? Devant des centaines de personnes!
- Devant des filles qui tueraient pour être à notre place, dans les coulisses des Killerpilze.
- Oh c'est bon, si ça se trouve on ai chez ceux qui passent le ballais."
Notre débat s'arrête là. La porte s'ouvre, laissant entrer Mäx. Il sourit et crit "Jo !!!" dans le couloir. Anaïs se lève, un grand sourire aux lèvres, moi je reste assise. Jo arrive précipitamment, dans la pièce, nos regards se croissent et il me sourit. Je me sens rougir alors je détourne le regard. Il s'avance vers moi et s'accroupit, sa tête au dessus de mes genoux, ses mains sur ces derniers pour se maintenir. Il me demande en anglais comment je vais. "Mieux" je lui réponds en essayant de ne pas croiser son regard. Anaïs commence alors à parler, du concert je crois, je n'écoute pas, un peu trop préoccupée par les mains de Jo toujours posées sur moi. En essayant d'être douce et polie je les repousse, à ce geste, il se lève tout de suite. Il s'assoit à mes côtés, et me regarde. Il me fixe et c'est très, très gênant. J'ai envie de lui dire d'arrêter, mais je ne crois pas que ça serait sympa, après tout. Et je ne veux pas passer pour une vieille fille. Je reste donc silencieuse, et le plus indifférente possible au regard de Johannes. Les minutes passent, Anaïs est très bavardes, mon téléphone sonne. C'est "Richtig Scheisse" qui retentit, je me dépêche de décrocher.
"Oui?
- Vous êtes où? Je suis devant.
- On arrive."
Je raccroche, c'était mon père, je regarde Anaïs qui laisse échapper un râlement.
__ On a des autographes, des photos, on adresse un au revoir aux garçons, et on part. Mon père est garé de l'autre côté de la rue de la salle de concert. Anaïs monte à l'arrière, je dépose mon sac, quand j'entends une voix familière derrière moi. Anaïs lâche un petit cri aigu, je me retourne. Jo est en train de traverser la rue, et vient dans notre direction.
"Tu m'as pas donner ton MySpace." Me dit-il avec cet éternel accent.
"J'en ai pas." Je lui réponds en souriant.
Je sors un stylo et lui marque mon blog. C'est pas vraiment un blog où je raconte ma vie, là c'est où je mets mes photos. Je lui dis tout ça en anglais, en espérant qu'il ait compris, je crois que oui.
"Salut alors."
Il s'avance plus près de moi et me fait un bisou sur le coin des lèvres. Je lui souris, et le regarde s'éloigner. Je ne regarde pas mon père, ni mon amie, je reste silencieuse.


Fin

# Posté le lundi 12 mai 2008 18:03

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 10:50

- II -

- II -
__ Il doit être près de onze heure du soir quand Jo a une soudaine envie d'aller en boîte. Je suis pas motivé du tout, on viens de finir un concert, je suis crevé.
"Aller Mäx! S'il te plait!" Me dit Jo en me faisant le sourire version roi lion. Quel débile.
"Et Fabi t'en fais quoi? je demande.
- Je viens! dit ce dernier.
- Nan !!"
Ce dernier mot avait été prononcé par Jo et moi, en c½ur.
"Mais Mäx on devait se faire un tournoi de pierre papier truc! pleurniche la demi portion.
- Tu gagnes tout le temps, ça me gave."
Et c'est là que Jo commence à me faire un caca nerveux parce que je suis désagréable ces temps-ci. Je vois pas de quoi il parle. Je regarde mon portable, aucun message, ni appels en absence.
" ... Voila, voila c'est ça!
- Hein?
- T'es scotché à ton tel! s'exclame Jo.
- J'attends un appel." Dis-je en me levant et en allant dans la pièce d'à côté.
"Comment elle s'appelle?" me demande Jo avant que je ne referme la porte derrière moi.
Je ne lui réponds pas, et m'enferme dans la partie du bus où sont disposés nos lits.
"Charlène, elle s'appelle Charlène." Je chuchote à moi même. Je m'assois sur mon lit, et j'hésite avant de lui envoyer un sms.
"Alors? Tu t'es amusée?"
Le message est à peine envoyé depuis une minute que mon téléphone vibre déjà: "Nouveau message". Mon c½ur bat vite et avec force.
"C'était génial! Comme toujours =) J'étais vers le quatrième rang. J'ai de superbe photos.
Merci =) "
Je souris, un franc sourire sur mon visage depuis quelques semaines.
"Merci à toi ... On peut se voir?"
Je regrette déjà avoir envoyé cette dernière phrase, cela fait des mois que nous ne nous sommes pas vu. "Nouveau message".
"RDV au Starbuck dans vingt minutes?"
Mon c½ur manque un battement, elle veut bien qu'on se voit? Je lui réponds à l'affirmative et fonce dans la mini salle de bain. Coup de brosse à dents, dans les cheveux c'est peine perdue, eau de toilette, déodorant etc ...
Je prens ma veste et sors du bus, sans aucun mot à mes camarades. Je cours dans les rues de Paris, alors que je ne suis pas en retard. Je suis tellement impatient, heureux et stressé de la revoir. Cinq moi, cinq moi sans avoir aperçus son visage, ni même le toucher. J'arrive dans le café américain, et m'assois à la fenêtre, impatient, je suis en avance, bien sûr. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre laissant entrer une jeune fille aux longs cheveux bouclés, couleur cacao. C'est elle. Elle regarde dans la petite place et me voit, je me lève.
"Je suis en retard? dit-elle essoufflée.
- J'étais en avance."
Je la détails, discrètement, et fixe ses yeux, j'avais oublié leur beauté: ils sont verts. D'un vert si pur, si naturel. Elle ne dit rien, elle me sourit juste. Je remarque qu'elle n'a plus son appareil dentaire. Ses dents sont parfaitement blanches et alignées. La serveuse vient prendre nos commandes, pour moi juste un café, et pour elle un capuccino et un muffin, comme toujours. Elle n'a pas changé. C'est vrai qu'elle n'aime pas le café, pas encore, ni le vin. Elle n'a que dix sept ans, bientôt majeur dans quelques mois d'ailleurs. Elle fait un peu plus, et je me souviens d'elle comme une fille mature et très réfléchis. Nous n'avons pas prononcé un mot, mais je ne peux retenir les suivants, il s'échappent de mes lèvres:
"Tu es tellement jolie."
Elle sourit, et baisse la tête gênée. Elle ne raffole pas des compliments.
__ Je me souviens quand nous nous sommes rencontrés. C'était en février, elle participait aux techniques de la salle où on jouait. C'est dans les coulisses que j'avais vu pour la première fois ses yeux verts émeraude. Par la suite, je n'ai pensé qu'à eux. Elle ne connaissait pas notre musique, mais nous connaissait de nom. Je lui avais joué des morceaux de guitare, et en écoutant notre album elle est devenue fan. Cela m'avais d'ailleurs beaucoup touché. Elle a commencé à prendre des cours d'allemand pour comprendre nos textes, et pour que l'on puisse parler tout les deux. Et elle m'apprenait le français. Mais avec les tournées et les voyages, au bout d'un moment nous avions rompu contact, jusqu'à il y a quelques semaines, où elle m'avait envoyé un message disant qu'elle serait présente ce soir. J'ai parlé d'elle à Jo et Fabi bien sur, mais je ne sais pas quelle relation on entretien elle et mois, alors je ne leur ai pas donné de détails.
Je lui demande se qu'elle à fait ces dernier temps, elle me répond qu'elle a la passé la plupart de son temps à réviser et à sortir.
"Et tu passes un bac L?
- Oui."
Je connaissais déjà la réponse, elle a toujours aimé écrire, elle me l'avait dit, et je l'avais remarqué. On passe sur des sujets sans grande importance, ou grand intérêt, mais on parle ensemble, et cela suffit à se que je sois content, voire heureux. Mais la serveuse nous interrompt en nous disant qu'ils ferment. Nous quittons donc les lieux, et atterrissons dans les rues de Paris.
"Je te raccompagne?
- Oui."
Nous marchons sur les champs Elysées, toujours animés malgré l'heure tardive. Je la suis jusqu'à devant le petit hôtel où elle a loué une chambre. Elle n'habite pas en région parisienne, me dit-elle, son train n'est que demain matin.
Elle est en train d'ouvrir sa porte, me tournant le dos, je ne peux m'empêcher de la regarder. Elle se retourne et ouvre la bouche, pour dire quelque chose. Mais rien n'y fait, avant qu'elle ne dise quoi que se soit, je capture ses lèvres des miennes, entament un doux baiser. Je la colle doucement contre sa porte entre-ouverte, mon c½ur bat si fort. Elle reste immobile, mais elle répond enfin à mon baiser, ma poitrine explose à ce contact que j'attends depuis longtemps. Elle passe ses bras derrière ma nuque, je l'enlace de mes bras afin d'approfondir ce doux échange. Après quelques secondes, et par manque de souffle, je me détache et colle mon front conte le sien, les yeux clos, la respiration saccadée. Ses mains s'agrippent à mon T-shirt, elle m'emmène à l'intérieur. Pas de détails, j'ai bien dormis cette nuit là, comme jamais. Nos corps chauds serrés l'un contre l'autre, j'avais l'impression que mon c½ur allait exploser. Ses yeux verts se sont fermés, et je ne les ai pas vu à mon réveil.


__ "Nouveau message". Mon portable vibre, il est sept heure du matin, merde qui c'est? Je cherche péniblement mon téléphone, et regarde qui ma envoyé ce puta*n de message.
"Charlène"
Je me lève d'un bond, assis sur mon lit, les yeux rivés sur ce nom. J'entends déjà mon c½ur battre. Je n'ai pas eu de nouvelles d'elle depuis que l'on s'est revu, il y a huit semaines. Je lis. Il n'y a que trois mots dans ce texto, trois mots assassins. Je laisse tomber mon téléphone, le regard dans le vide, le cerveau remplit de ces trois mots, ils résonnent dans ma tête.
"Je suis enceinte."

Fin

# Posté le mercredi 14 mai 2008 15:59

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 10:51

- III -

"Hey, tu m'écoutes?
- Nan. Enfin oui!"
__ Le rêveur qui a répondu, c'est moi, Fabian. C'est un de mes camarades de classe qui me parle, je ne l'écoute pas vraiment, pas du tout même, je suis concentré sur autre chose. Sur quelqu'un d'autre, Selene.
On était en cours d'art plastique, dans mon lycée, Selene était sur sa toile. J'ai toujours aimé ses travaux, surtout quand elle les fait, ses mimiques, ses cheveux et ses mains pleines de peinture. Elle a les cheveux blonds, pas blonds platine, ni blonds jaune, blond blé d'après moi. Je suis moins artistique qu'elle, mais chacun de ses geste me fascinent.
Je me lève et vais dans sa direction, en étant discret, et m'arrêtant ailleurs pour ne pas lui laisser penser que je vais directement vers elle.
"Je t'ai vu." dit-elle. A moi je crois.
Je rigole nerveusement, et me dispose à sa gauche.
"Bouh ..."
Elle fait un faux sursaut et sourit, ses yeux toujours rivés sur sa toile. Elle a les yeux marrons, noisette en fonction du temps. Tel un miss météo sur qui tout le monde fantasme. J'arrête.
"Qu'est ce que tu fais? je lui demande.
- De l'abstrait." Répond-elle en rigolant.
Mes yeux dérivent sur son coup, puis vers son collier, mais arrivé à son décolleté je détourne le regard, en essayant de ne pas rougir. Je crois qu'elle a remarqué, elle sourit. Elle est tellement jolie. Ses cheveux sont attachés en un petit chignon négligé, qui laisse tomber quelque mèches.
"Arrête de me regarder s'il te plait.
- Pourquoi? je réplique.
- Parce que ça me déconcentre.
- Ça te gêne. Pas obligée de rougir."
Je souris à ma blague pas drôle, elle détourne les yeux de son ½uvre et me tire la langue. Tel une entant, elle est trop mignonne, je fonds. Nos regards se croisent, et je ne me détache pas du sien.
"Ça te dirais d'aller au ciné avec moi?"
Elle pose son pinceau, s'essuie les mains sur son tablier elle se retourne vers moi, un sourire aux lèvres.
"Serais-tu en train de me filer rencard, Halbig junior?
- Peut être bien." Je lui réponds en souriant nerveusement.
"Vendredi?
- Je paye le pop-corn!" dit-elle avant de me tourner le dos et de reprendre son ½uvre.
Je souris dans mon coin, regagnant ma place, la tête dans les nuages.
Je sors vendredi avec Selene.

__ Je sonne à la porte, je suis nerveux et en avance. La porte s'ouvre, et c'est une grande femme blonde qui ouvre, la mère de Selene sans doute.
"Tu es Fabian! Selene arrive, entre!"
Je m'exécute, sans avoir pu dire un mot, j'ai murmuré un bonjour timide, mais je ne crois pas qu'elle ait entendu. J'entre dans ce qui je crois est le salon, et je suis éblouie par le design. On dirait un musée d'art moderne. Sur la cheminée il y a des photos de famille, je remarque celle de Selene enfant. Ça fait un peu cliché quand même. Des pas derrière moi me tirent de ma contemplation. Selene est derrière moi, en robe bleue et blanche, au motif écossait, elle porte des converses blanches. Elle s'avance vers le centre de la pièce, je fais de même, en ne détachant pas mon regard de sien.
"Woaw... dis-je.
- J'avais hésité avec des talons." dit-elle avec un sourire timide.
Je rigole doucement. Elle est un peu plus grande que moi, mais je n'ai pas à lever les yeux, donc c'est cool.
"C'est vraiment cool chez toi!" je m'exclame en regardant autour de nous.
"C'est ma mère." dit-elle.
Cette dernière sort de la cuisine il me semble, me regarde avec un sourire et viens embrasser sur la joue sa fille.
"Maman!" dit Selene entre les dents, gênée.
Sa mère râle et lève les yeux au ciel. Sans un mot, ma camarade me saisit la main et m'emmène dehors.
"Pas de bêtises hein?" j'entends derrière nous.
"Oulala, dépêche parce que sinon ..." dit Selene en se dépêchant de sortir dans la rue. Je rigole. Nous allons au cinéma à pied, il est dix neuf heure, le soleil n'est pas encore couché, quand le film sera fini, la journée le sera aussi, laissant place à la nuit. Dans la queue, Selene me parle de la situation de ses parents, mais elle s'arrête soudain et lance un regard noir à l'homme derrière nous.
"Ça va pas de mettre les mains dans les poches des gens!" crie-t-elle.
Tous les regards se tournent vers nous, Selene a les sourcils froncés, elle regarde avec haine le voleur. Ce dernier devient tout rouge, et sort en vitesse de la file, la tête baissée. On le voit se faire bousculer par des jeunes plus loin. Je souris, elle a du cran.
"Il ne t'as rien pris?
- Non c'est bon, répond-elle, je déteste les gens comme ça!
- Qui les aime?"
Bien sûr, je n'attendais pas de réponses. On entre dans la salle, remplie de pénombre. Elle va s'assoir dans les premiers rangs mais je lui attrape le poignets, l'obligeant à s'arrêter.
"Non, devant c'est pour ceux qui ne sont pas en rendez-vous." Je lui chuchote.
Je l'emmène au fond de la salle. Elle ne dit rien, sourit juste. On s'assoit au milieu, attendant que le film commence. Le film est nul, enfin peut être pas, si j'étais aller le voir tout seul, je l'aurais trouvé intéressant, mais là ce n'est pas le cas, je suis préoccupé par quelqu'un d'autre. Mes yeux ne sont pas sur l'écran géant, mais sur son visage, qui n'est pas tourné vers moi. Elle a remarqué que je la regarde, et me sourit timidement. Je lui rends son sourire pétrifié.
"Aller mon gars, t'auras pas dix mille fois cette opportunité." Je pense.
Mes yeux dérivent sur sa main posée sur ses genoux, je la saisit de la mienne et rapproche mon visage du sien. Elle fait de même et ferme un peu les yeux, comme moi. Je passe ma langue sur mes lèvres avant de les poser sur les siennes. Elle sont si douces. Sa main libre se pose sur ma joue, alors qu'elle entrouvre les lèvres. Je ne réagit pas tout de suite, on m'a toujours dit que pour un premier rencart il ne faut pas mettre la langue. Tant pis, si c'est elle qui le demande c'est pas grave hein? J'arrête mon monologue intérieur et passe ma langue entre ses lèvres, cherchant la sienne. J'entends dans ma tête une musique symphonique, tel un orchestre qui fait battre mon c½ur à un rythme effréné, je danse un balais avec elle. En manque de souffle, je détache ma bouche, ma respiration est saccadée, la sienne est calme. Elle a ouvert les yeux, et me sourit.
"Tu embrasses comme je l'avais imaginé."
Je la regarde une seconde, abasourdie par sa phrase, mais flatté, je crois que comme moi, elle est étonnée.
"On non! Me dis pas que ...
- Si tu l'as dis tout haut!"
On entre dans un fou rire, elle enfouit son visage dans ses mains honteuse et rouge, les gens dans la salle nous lancent des "chuuuut!"
On se calme un peu, se re-concentrant sur le film, se donnant des baisers parfois.

__ Les rues ne sont éclairées que par les réverbères, le ciel est d'un bleu foncé, mais pas encore noir. On se tiens main dans la main, on est silencieux. Je vois de grandes silhouettes au loin, et je l'emmène sur le trottoir d'en face, pour les éviter. Mais c'est inutile, des garçons d'environ l'âge de Jo se mettent devant nous, nous barrant le chemin. Un mauvais sourire sur les lèvres, Selene me sert la main et se cache derrière moi.
"C'est le gamin qui tape sur des tam-tam. dit un gars en face de moi.
- Ça s'appelle des toms, je réplique.
- Et il est joliment accompagné." Dit un qui est derrière Selene, il lui saisit le bras, et elle lâche un cri de frayeur.
"Non! Lâchez là!
- Sinon quoi petite rock star.!"
Je ne réponds pas, je ne suis pas très grand, ni très fort, je suis juste bon en course c'est tout. Mais à propose de Selene, j'ai peur. Le gars me donne un violent coup de point dans le ventre, sans raison, et je tombe par terre, Selene pousse un cri aigu, je tiens mon ventre de mes bras, et respire à fond. Je tourne la tête pour voir Selene, le balour la tiens contre lui, lui tenant les cheveux, et un bras autour de sa taille. Elle à peur, mais ne pleure pas, elle me lance un regard confiant. Je respire un peu plus, et comprends.
"Un... je chuchote.
-Trois!" crie-t-elle.
Elle donne un coup dans le ventre du gars qui la tenait, moi je me relève et donne un coup de pied dans les parties sur salaud qui m'a frappé, avant de prendre la main de Selene et de courir dans les rues de la ville. Ils nous suivent, poussant des cris de rage et colère, je tourne soudainement dans une petite ruelle, on se plaque contre le mur. Ils passent devant nous sans nous voir. Après quelques secondes, Selene lâche ma main et part dans un fou rire. Je me marre avec elle. La trouille que j'ai eu.

__ Arrivés devant chez elle, je la raccompagne à la porte, avant de rentrer, elle se retourne et m'embrasse une dernière fois. Je lui sourit ravie, et rentre chez moi. Un éternel sourire sur les lèvres jusqu'à la maison. Jo est devant la télé, une boite de pizza sur la table basse. Je prends une part et m'assois à côté de lui.
"Alors ce rencard?
- C'est toi qui m'a dit de ne pas embrasser avec la langue au premier rendez-vous?
- Ouais, me dis pas que tu l'as fais?" dit-il les yeux ronds en se retournant vers moi, je vois déjà son exaspération à l'idée que je n'ai pas suivit son conseil.
"Bah j'étais un peu obligé. Elle en avait tellement envie!" Je dis avec un énorme sourire.
Mon frangin manque de s'étrangler avec un bout de pizza, il me regard, et se laisse tomber sur le dossier du canapé en soufflant.
"Veinard!"

Fin
- III -

# Posté le dimanche 18 mai 2008 11:29

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 10:51

- IV -

- IV -
Chapitre vulgaire /!\

__Je suis une salope. Voila la plus simple et la plus complète de toutes les descriptions possible sur moi. Rien d'autre à rajouter. Raconter sa vie c'est facile, mais parler de soit, c'est autre chose. La plupart des gens, quand ils font connaissance avec quelqu'un, se valorisent le plus possible, et mentir est une habitude, presque habituelle. Et obligatoire si tu veux coucher avec la personne en face de toi un jour. Moi non, je dis ce que je suis, et ça ne plait pas à tout le monde, d'ailleurs à personne. Mes camarades de terminale passe le dernier mois de cours à réviser pour le bac, ils ont des boutons sur la gueule, les filles ne savant toujours pas s'épiler, et à dix huit ans, on est encore coincé du trou du cul. Ça fait tellement pitié, que ça en devient pathétique. C'est pathétique de faire tiep. Et c'est pathétique d'exister. Moi au lieu de passer mes soirées dans les bouquins, je les passes dans des boîtes de nuit, à boire, fumer, me déchirer le nez, me torcher la gueule. La routine d'une pétasse qui profite de sa jeunesse. Et qui la gâche en même temps. Mais tout les bourgeois finiront pareil, et tout les intellos aussi. Tout le monde à son destin tracé dès que l'on sait son sexe, ou sa couleur de cheveux, c'est peut être pour ça que les coiffeurs sont devenu bourgeois. Je finirait mère célibataire, parce que j'ai pas pus retirer du fric à mes parents qui m'ont coupé les vivres parce que je faisais trop de conneries, donc je n'ai pas pu avorter. Je finirais encore plus alcoolique qu'à mon adolescence. Comme le père de mon bâtard, qui à force de sauter tout se qui bouge, finira mort d'un problème au foie, suite à une overdose de sexe.

__Ma tête est dans la cuvette des chiottes d'une boîte pourrie. Mon ventre se contracte encore, et je vomis le peu de chose que j'ai bouffé cette dernière semaine. Je suis pas anorexique, juste junkie. Je me relève, et vais me rincer la bouche avec une eau gout métallique. Je prend un sachet qui est dans la poche de mon sac de pouffe, dessine un filet avec la poudre blanche, et avec un billet de cinq euro, je le snif. Bonne nouvelle, c'est pas du paracétamol, pour une fois que mon copain m'a pas arnaqué. J'ai quand même du coucher avec ce con. Connard va!
Je tousse, et bois l'eau dégueulasse qui coule du robinet rouillé. J'ai connu pire.
"Dure journée?"
Je me retourne étonnée, et cherche de quelle bouche sort cette voix qui m'a surprise. Je vois un mec en slim blanc assis contre le mur des chiottes, une bouteille de bière entre les doigts. Je m'adosse aux lavabos et le regarde amusée.
" Bah quoi? demande-t-il complètement pété.
- Qu'est ce qu'un petit rockeur fiche dans une boîte mal famée?
- Je suis plus grand que toi." Répond-il simplement.
Je le détaille, sans gêne, sans discrétion. Il a les cheveux châtains, en pétard derrière, lisse devant, il doit avoir mon age, il porte une chemise noir, une cravate rouge, des bracelets à piques autour des poignets. Je m'approche un peu pour voir la couleur de ses yeux.
"Noisette. dit-il. Les gens hésitent souvent." rajoute-t-il en voyant mon regard étonné.
Je souris, il est mignon.
"Qu'est ce que tu sniffais?
- Rien du tout. je réponds brusquement.
- Ouais bah il te reste encore un peu de rien du tout..." dit-il en me montrant le coin de mon nez.
Il sourit, je me mets à rigoler. Je m'assoit à côté de ce mec, qui m'a l'ai sympathique, mais j'ai appris que les choses et personnes, ne sont pas se qu'elles semblent être. Enfin.
"C'est quoi ton nom?"
Je souris, je suis une salope, mais pas une fille facile. Exigeante et cruelle, je ne donne pas mon nom, c'est trop familier, trop intime. J'ai travaillé toute ma vie, jusque là, à ne pas m'attacher, j'ai réussis jusque là. Cela ne changera pas pour ce gars, si beau soit-il.
"Laisse moi deviner. Tu te défonce pour oublier tes chagrins de mecs qui te touche le cul.
- Tu bois pour oublier que des mecs te touchent le cul."
Il rigole.
"J'ai la tronche d'un gay?
- T'en as la beauté."
Je souris, mais me gifle intérieurement. Quoi que, je me félicite, c'est un compliment gentil, je crois que c'est la première personne à qui j'en dis un. Mais c'est la dernière. Il sourit, et passe son bras derrière mes épaules, il me sert contre lui. Son parfum a tout d'agréable, je me laisse bercer. Ce n'est pas dans mes habitudes, je le reconnais, mais c'est quand même bien de faire un break dans sa vie de garce immonde.
" Je te raccompagne?
- T'es bourré.
- Je crèche pas loin."
__Il se lève doucement, vacille un peu, puis me tend sa main. Je me mords la lèvre, hésitante, puis je la saisit et me lève péniblement. Il me prend par la taille, et m'emmène à l'exterieur. On marche un peu dans les rues pour arriver dans un pâté de maisons. Il sort des clés de sa poche et ouvre une maison aux volets bleus. Il me prend la main, et sans bruit, nous montons à l'étage. Il entre devant moi dans sa chambre, je crois, et je me pose, dos à la porte, le regardant avec intensité. Les volets ne sont pas fermés, c'est la lune qui nous éclaire. Il s'approche de moi, et me prend les hanches. Nos lèvres se joignent dans un baiser plein d'envie. Il me prend plus franchement dans ses bras, et je m'empresse de lui retirer sa chemise. Lui enlève mon haut, et dégrafe vite mon soutien-gorge. Je souris, il est doué.
Mes mains caresse la peau de son dos, tendis qu'il passe sa main sous ma jupe déjà courte. Il se laisse tomber sur le lit, moi au dessus, nos lèvres se quittent parfois pour prendre de l'air, mais se redonnent des baisers fougueux.
[...]

__Le matin est à peine levé, je suis dans la cuisine. Pas dans la mienne. Je cherche quelque chose à manger, et trouve mon bonheur avec un pot de pâte à tartiner, au chocolat et aux noisettes. Je me suis installée sans gêne à la table de la cuisine, dégustant mon petit déj' . Des pas résonnent dans les escaliers, alors apparait un petit gars avec une casquette sur la tête. Il ressemble un peu au gars avec qui j'ai passé la nuit, mais en plus petit. Il se stoppe en me voyant, et fronce les sourcils en voyant se que j'ai entre les mains. Il prend une cuillère et m'imite.
"Si tu veux partir quand Jo sera réveillé, tu devrais le réveiller tout de suite." me dit-il.
Je lui souris, et pose ma cuillère, je remonte dans la chambre que j'ai quitté quelques minutes plus tôt. J'entre dans la chambre doucement. Alors comme ça cette gueule d'ange s'appelle Jo, diminutif de quoi? Qu'importe, je m'assois sur le lit, je le regarde un instant avant de passer ma main dans les mèches de cheveux qui s'étaient disposées sur son visage. Ce geste, aussi doux que je puisse le faire, l'a tout de même réveillé. Il ouvre les yeux doucement, en me voyant, un sourire se dessine sur son visage. Il se redresse, et s'assoit.
" Tu ne m'as toujours pas dis ton nom."
Je souris, et baisse la tête.
" Quelle importance? Tu as eu se que tu voulais nan?
- Non. Puisque je veux savoir comment tu t'appelles."
Je le regarde, essayant de cacher mon étonnement, mon c½ur manque bizarrement, un battement, je me sens rougir. Ça me ressemble pas, rougir parce qu'un mec vous regarde de cette façon, je ne suis pas une gamine qui se laisse séduire par un truc aussi enfantin! Et pourtant. Je n'ai jamais vraiment eu d'amour dans ma vie, mes parents absents, j'ai appris à détester tout le monde, et à être détestée. Je n'ai jamais aimé personne, même pas moi, et pourtant, ce gars là, devant moi, je ne le connait pas, mais c'est la première personne qui m'a fait rire, de toute ma vie.
"Andréa."

Fin

# Posté le mardi 20 mai 2008 15:10

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 10:51